Vous vous souvenez tous de de l'article de Dr Fedi Ayech concernant l'identité Tunisienne , dans la suite de cet article vous trouverez une résumé ; cet article a été publié dans le journal le temps journal francophone tunisien
sur le meme journal un autre tunisien a riposter ; selon des sources bien informé le debat a été stoppé pour des raisons que vous savez tous , mais voila le debat sur internet ne s'arretera jamais voila la reponse de Dr Fedi
« Je remercie vivement « tuniZien » de m'avoir offert l'opportunité de débattre en public un sujet aussi sensible qui concerne notre identité et l'avenir de notre société. « tuniZien », ainsi que le magazine « l'Expression », devraient être perçues comme des modèles d'ouverture et d'honnêteté intellectuelle.
Je voudrais réagir au courrier de M. Naoufel Ben Rayana qui n'a fait que reproduire des arguments populistes et un peu trop simplistes, à mon humble avis. Je suis moi-même docteur en Sciences Politiques et je ne peux qu'accepter toute forme de critique. Je demande juste à M. Rayana et à tout autre intellectuel qui désire prendre part à un débat élitiste d'exprimer son désaccord en évitant les concepts irrespectueux et choquants (« venin », « mensonge »...). En plus, comparer un intellectuel tunisien modéré à des intellectuels occidentaux défenseurs de la théorie du « Clash des Civilisations » (Houelbecque, Bernard Lewis, Oriana Fallacci) me paraît trop agressif. En fait, ce genre d'analyse agressive et simpliste confirme l'environnement de haine et de rejet de l'autre caractérisant l'arène internationale actuelle.
Je suis d'accord avec M. Rayana quand il dit que « Les vraies raisons des maux de la société tunisienne sont à rechercher ailleurs : démission de la famille, laxisme dans l'application des lois (sur la route, dans les stades, dans les affaires de construction anarchique, etc.), dans le rôle à jouer par le système éducatif qui n'éduque plus, dans nos médias tunisiens ». D'ailleurs dire que « [je] fais fausse route en imputant notre problème quotidien à cette culture arabe » me paraît le produit d'une lecture volontairement fausse de mon analyse.
L'idée que j'essaye, ainsi que des milliers d'intellectuels tunisiens, de défendre est tout simplement la suivante : protégeons notre identité, notre culture, notre société, notre avenir, notre « exceptionnalité » avant que ça ne soit trop tard. Soyons, nous Tunisiens, vigilants face à cette vaste campagne de haine, d'extrême religiosité, de nationalisme agressif, de tabous, de médiocrité, de conservatisme, de traditionalisme, et d'hypocrisie qui domine l'environnement arabe actuel. Soyons fidèles à nos traditionnelles valeurs de pragmatisme, de tolérance, d'ouverture, de laïcité, de modernité... Trouvons notre place dans cette Mondialisation qui bouge un peu trop vite. Occupons nous des débats de l'avenir et non des règles du 6ème et 7ème siècle...
Le débat continue ... dans le respect mutuel.
« Je ne suis pas d'accord avec un mot de ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour votre droit de le dire. » Voltaire »
Dr. Fedi Ayech
Pour ceux qui ont loupé une episode voila le premier article de Dr Fedi
« Tunisiens avant d'être Arabes »
(le temps 12 sept 2008)
Fedi Ayech
.Je désire m'exprimer sur un sujet qui me tient à cœur : l'identité et la culture tunisienne.
Je fais partie de cette minorité qui se définit comme « citoyens du monde » et je rejette toute forme de racisme et de haine.
Je pense que la Tunisie a toujours été un pays unique et exceptionnel qui a sa propre culture qui n'a rien à voir avec la culture arabe, et ceci pour plusieurs raisons historiques et socioculturelles :
-les Arabes qui sont arrivés ici au 8e siècle n'étaient que des envahisseurs parmi d'autres. Avant eux il y avait les Phéniciens, les Romains, les Vandales et les Byzantins et après les Arabes on a reçu les Espagnols, les Turcs, les Français ainsi que les immigrés Italiens. Toutes ces races et ces cultures se sont mélangées à celles des berbères pour nous offrir la riche et complexe culture tunisienne d'aujourd'hui.
D'ailleurs le Tunisien moderne parle plutôt le tunisien qui est un mélange d'Arabe, de Berbère, de Turc, d'Espagnol, d'Italien, et de Français plutôt que l'Arabe. -Avec la naissance de la Tunisie moderne en 1957, l'élite politique, sous le leadership du grand et unique Bourguiba, a insisté sur la « tunisienneté » du pays et a clairement rejeté « l'arabisation » du pays.
-Etant un pays touristique depuis les années 1960, notre culture a ouvert ses bras à la culture de nos visiteurs pour gagner en ouverture et en richesse. Malheureusement depuis la prolifération des chaînes satellitaires, on n'arrête plus cette vague d'arabisation du pays. Ici j'ai deux observations très sérieuses : La culture dite arabe est plutôt, au moins de nos jours, une culture de haine de l'autre, d'hypocrisie, de chaos, de corruption, de frustration, de paresse, de désordre, d'extrême religiosité... (Personnellement je regrette la période où la majorité des jeunes et moins jeunes regardait France 2 et Rai 1 ce qui nous exposait à une culture de débat démocratique et à un monde de vrai civisme).On n'arrête pas de critiquer les jeunes d'aujourd'hui, mais le comportement de nos enfants (violence verbale, impolitesse, manque de civisme, abus, paresse, frustration, immaturité, manque de valeurs morales, manque de patriotisme et de fierté...) ne sont que le produit naturel des différentes composantes de notre société (famille, école, médias, société civile). Alors sauvons notre identité et notre culture avant que ce ne soit trop tard. Apprenons à nos enfants les vraies valeurs universelles de tolérance, d'amour de travail, de civisme, de patriotisme, d'ouverture, de respect... »
voila la reponse de Mr naoufel sur le premier article de Mr fedi
dimanche 14 septembre 2008
Forum des lecteurs
Réactions au courrier des lecteurs « Tunisiens avant d'être Arabes », publié le 12 septembre 2008
« Choquant »
« J'ai lu avec beaucoup d'intérêt mais aussi d'étonnement le courrier de monsieur Fedi Ayech sur l'identité et la culture tunisienne. Les propos de l'auteur sont très choquants venant de la part d'un Tunisien qui plus est un universitaire.
Choquants non tant par leur contenu très contestable d'ailleurs mais parce qu'il émane d'un Tunisien. Que des modèles occidentaux de tolérance (sic) comme Houelbecque, Bernard Lewis, Oriana Fallacci (aujourd'hui décédée), Salman Rushdie, pour ne citer que quelques unes des plumes haineuses, déversent ou déversaient leur venin envers le monde arabo-musulman, cela ne me choque plus. Mais qu'un Tunisien joue à ce petit jeu dans un journal tunisien respectable, cela me choque et m'attriste plus que tout et ce pour diverses raisons. Cela me rappelle une arabo-américaine Wafa Sultan qui est devenue experte dans l'auto- flagellation au grand bonheur de think tanks et médias très suspects qui n'ont pas manqué de récupérer ses propos. Mettre sur le même pied d'égalité des envahisseurs qui méprisaient la population locale avec les conquérants arabes qui ont diffusé le message de l'islam et qui ont propagé la langue du Coran est un grand mensonge. L'auteur oublie que ces conquérants qu'il a qualifiés d'envahisseurs ont créé plusieurs civilisations en Tunisie (à Kairouan, Mahdia Tunis, etc.), en Afrique du Nord (Maroc et Andalousie) ou ailleurs (en Irak, etc.) où le plus souvent ils ont répandu un esprit de justice et d'égalité parmi les populations locales. Et ce contrairement, par exemple, aux derniers envahisseurs (sous le protectorat français) qui ont institué, parmi tant d'autres mesures, le tiers colonial, faveur salariale au profit des français résidents en Tunisie ou des Tunisiens naturalisés français. Inutile de remonter jusqu'aux romains pour relater les exactions qui ont été commises sur cette terre tunisienne par ces envahisseurs. Si la culture arabe a perduré en Tunisie, c'est parce que ces conquérants ont été les seuls à propager un message de justice et à s'être mélangés dés leur arrivée à la population locale. La motivation de leur venue n'était pas liée à un quelconque intérêt économique ou d'asservissement des indigènes. Ils sont venus pour propager leur religion dont la langue véhiculaire est l'arabe. Si le président Bourguiba (que l'auteur qualifie à juste titre de grand personnage) a insisté à l'aube de l'indépendance sur la « tunisienneté » du pays, ce n'était point en contradiction avec le caractère arabe de la Tunisie. Bourguiba a fait inscrire dans la constitution de 1959 que l'islam était la religion du pays et que l'arabe est sa langue officielle. S'il avait prononcé son célèbre « Balach ourouba » (Pas d'Arabité) devant le premier président algérien Ahmed Ben Bella, c'était pour contrer les projets unionistes mal ficelés des pro-Nasser. D'ailleurs, Bourguiba était très impliqué dans les affaires arabes, à commencer par le dossier palestinien, comme en témoigne son discours d'Ariha (Jéricho) en mars 1965. Par ailleurs, l'auteur fait fausse route en imputant nos problèmes quotidiens à cette culture arabe. Les Arabes ne constituent pas un peuple homogène. Il y'a des disparités certaines entre les pays arabes du Golfe, ceux du Moyen Orient et ceux du Maghreb. Il est facile d'imputer tous les maux de la société tunisienne aux chaînes satellitaires. Certaines de ces chaînes présentent des débats démocratiques où la contradiction est aussi présente que sur CNN ou France 2. L'auteur regrette l'époque où les jeunes tunisiens regardaient plus Rai Uno ou France 2. Sans remettre en question la valeur de ces grandes chaînes européennes, je constate que certaines chaînes arabes répondent aux standards internationaux les plus exigeants en matière de contenu (informations, débats, documentaires, etc.). Souvent, ces chaînes contestées emploient des compétences occidentales de grande valeur. Je n'ai jamais vu ces chaînes encourager la corruption, le chaos ou l'hypocrisie, pour reprendre quelques maux cités par l'auteur. Et puis, beaucoup de ces maux sont présents dans les sociétés occidentales tant admirées par l'auteur. Le fait de regarder Rai Uno ou France 2 n'a pas mis fin à la corruption, à la violence verbale ou aux abus en Italie ou en France ! Les vraies raisons des maux de la société tunisienne sont à rechercher ailleurs : démission de la famille, laxisme dans l'application des lois (sur la route, dans les stades, dans les affaires de construction anarchique, etc.), dans le rôle à jouer par le système éducatif qui n'éduque plus, dans nos médias tunisiens (et non satellitaires arabes ou occidentaux), etc. Monsieur Ayech se dit citoyen du monde. Quand on l'est, et avant d'accepter l'« Autre », il faudrait commencer par s'accepter. Et on ne peut revendiquer cette qualité si on déverse sa haine envers une partie du monde (en l'occurrence le monde arabe dans ce cas). Ce monde n'est pas parfait et souffre de beaucoup de maux. Néanmoins, la situation n'est pas fatale. Il suffit de faire un check up des vraies raisons. C'est déjà la moitié du chemin ! On peut être à la fois tunisien, arabe, méditerranéen, africain et citoyen du monde sans chercher des boucs émissaires ici et là ».
Naoufel Ben Rayana
Enseignant universitaire
قيمة العمل هامة لكن قيمة الإنسان، صانعِ العمل، أهمّ
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ليس مهما أن يكون للشغالين عيد...المهم أن يصبح الشغل عيدا...ولن يتحقق ذلك
إلا إذا قل استغلال الإنسان للإنسان...فلا يمكن أن تطلب من شخص أن يكون سعيدا
وهو يع...
Il y a 10 ans
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