Tous les exégètes mettent en exergue, généralement
dans les introductions et préambules, le caractère
relatif de leurs lectures du coran. Mais
paradoxalement, la plupart d’entre eux réfutent les
lectures divergentes aux leurs. Même Tabari dont
l’exégèse est réputée par la compilation de toutes
les interprétations qui l’ont précédées, en réfute
certaines soutenant qu’elles sont différentes des
acceptions fréquentes et communes. Quant à Razi, il
va jusqu’à évoquer « l’interprétation juste». Il
est clair qu’il y a un hiatus entre la relativité
prônée dans les introductions et l’exclusion
interprétative décelée dans les lectures du coran.
Ce hiatus mérite une attention particulière car
lorsqu’un exégète insiste théoriquement sur la
relativité pour revenir sur sa parole en niant avec
véhémence une interprétation coranique, et en
imposant une autre, il doit être nécessairement mu
par un besoin impétueux, plutôt inconscient de
trouver LE SENS du coran. Ce même besoin est
partagé par la masse des musulmans, il suffit de
jeter un coup d’œil rapide sur la plupart des
chaînes de télévisions arabes et sur la majorité
des journaux dans les pays musulmans pour constater
qu’ils regorgent d’émissions et de rubriques basées
sur la dualité : questions/réponses, où des ulémas,
des penseurs et des fuqahas répondent aux questions
posées par la masse des musulmans, questions
relatives à l’interprétation du coran et à la
législation islamique. Si ces ulémas tentent de
donner des réponses satisfaisantes et si les
musulmans se ruent sur ces interrogations
obsédantes, c’est qu’autant les premiers que les
seconds éprouvent le besoin de réponses
définitives, et ne peuvent accepter la perte de
l’intention divine et veulent combler l’absence du
sens originel.
قيمة العمل هامة لكن قيمة الإنسان، صانعِ العمل، أهمّ
-
ليس مهما أن يكون للشغالين عيد...المهم أن يصبح الشغل عيدا...ولن يتحقق ذلك
إلا إذا قل استغلال الإنسان للإنسان...فلا يمكن أن تطلب من شخص أن يكون سعيدا
وهو يع...
Il y a 10 ans
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